Biocarburants, de l’huile de palme à l’huile d’algues


Le directeur commercial d’AVIA Picoty, Franck Chenu, a quant à lui donné ses éclairages sur le potentiel des biocarburants, d’origines végétales, animales, issus des déchets, dans un contexte où le transport représente aujourd’hui 30 % des émissions de gaz à effets de serre mondiales.


PICOTY incorpore des Bioéthanols dans les super carburants et également des Biodiesels dans le gasoil.

Le bioéthanol : il s’agit d’un alcool produit par fermentation du sucre issu de plantes (betterave et canne à sucre) ou de l’amidon extrait de céréales voir de pommes de terre. L’alcool est ensuite distillé et déshydraté pour obtenir du bioéthanol

Il est également possible de travailler sur du bois, de la paille ou des résidus agricoles pour récupérer la cellulose a-t-il expliqué.


Le biodiesel : il est principalement fabriqué à partir d’huiles végétales. Essentiellement issu du colza, de palme, de soja, de tournesol… Il peut être également issu de graisses animales ou d’huiles alimentaire usagées.


“Depuis 2020 l’huile de palme n’est plus considérée comme un biocarburant. En 2021/22 : l’huile de soja ne sera plus considérée comme un biocarburant” a rappelé Franck Chenu souhaitant visiblement souligner la complexité de cette transition énergétique (la loi n’a pas encore été votée au Sénat, ndlr).


Les biocarburants du futur, ce sont ceux qui ne sont pas issus de l’agriculture et ne font pas concurrence à ce secteur : on parle donc de résidus agricoles qui seront transformés en gaz de synthèse et mélangés à du diesel, des huiles végétales hydrogénées. “Ces 2 produits sont de bonne qualité mais sont beaucoup plus chers que les biocarburants de première génération » a noté le directeur commercial d’Avia.


« La troisième génération, ce sont les microalgues. La récupération des graisses des algues pourrait permettre d’en faire un biokérosène entre autres. Mais tout cela est encore à l’état de recherche dans les laboratoires”.

La France mène une politique pro biocarburants via une taxe incitative envers les pétroliers pour qu’ils incorporent ces biocarburants dans les carburants d’origine fossile. « Une taxe incitative qui est plutôt une obligation » selon Franck Chenu.

La France est aujourd’hui le quatrième producteur mondial de biocarburants sur le territoire. Merci à Franck Chenu pour l’éclairage. En conclusion, l’énergie algale est une solution pour répondre aux enjeux climatiques et nous sommes impatients de découvrir le biokérosène pour l’aviation prochainement aux universités e5t !

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