Tertiaire

Mis à jour : 12 août 2019

Nouvelle réglementation et certification

La base de l’efficacité énergétique dans le tertiaire et du succès des projets d’économie d’énergie.


Les enjeux énergétiques du tertiaire en France sont très déterminants face à la nouvelle réglementation et la certification. La consolidation globale de la performance énergétique dans les bâtiments tertiaires en France ces dernières années se déploie plus par la mise en place de nouvelles réglementations.

La Fondation e5t se pose un certain nombre de questions dont les réponses font l’objet de ses réflexions et débats à travers les échanges et éclairages. En effet, quelle sera l’influence des nouvelles lois sur le secteur du bâtiment tertiaire ? Comment opérer une gestion optimale des bâtiments tertiaires ? A quel niveau et comment la performance énergétique des bâtiments tertiaires serait –t-elle atteint ? C’est le cas par exemple lorsqu’il s’agit d’un dérèglement du chauffage, d’une climatisation soufflant plus de chaud que de froid, ou bien d’un étage dont les lampes sont restées allumées toute la journée ou la nuit.

Par ailleurs, comment la performance énergétique du tertiaire pourrait-elle se révéler dans des projets des bâtiments pour plus d’économie d’énergie ? Par exemple, faudrait-il procéder à la rénovation du siège social ou à la construction du neuf ? Ya –t- il des bonnes pratiques à favoriser, des écueils à prévenir et/ou à prohiber? Autant des questions que pourraient se poser des bons dirigeants d'entreprises pour engendrer plus des gains d’énergie.

Par contre, certaines entreprises évitent la réalisation des travaux de rénovation énergétique de leurs bâtiments, pour des raisons financières ou organisationnelles. Quelles seraient dans ces cas les différentes solutions techniques possibles dans ce processus d’efficacité énergétique ?

De plus en plus d'Etats fixent un prix au carbone

Le 13 avril, le gouvernement de l'Ontario a annoncé la mise en place prochaine d'un marché carbone. Comme cette province canadienne, de nombreux pays font le choix d'instaurer un système de quota d'émissions de CO2 et/ou une taxe carbone. A quelques mois de la conférence internationale sur le climat, la province de l'Ontario (Canada) a annoncé la mise en place d'un système de plafonnement et d'échange de droits d'émission de gaz à effet de serre. L'Ontario va ainsi rejoindre le Québec et la Californie, qui ont articulé leurs marchés carbone en 2014 dans le cadre de la Western climate initiative. Le gouvernement de cette province entamera, au cours des six prochains mois, des négociations avec les parties prenantes et les différents secteurs industriels sur la conception du futur système. "Une politique environnementale appropriée représente en fait une bonne politique économique. La réduction de l'utilisation de combustibles fossiles comme le charbon et le gaz créera maintenant des emplois et constituera la pierre angulaire de notre prospérité dans les années à venir", estime le cabinet de la Première ministre Kathleen Wynne.

"Les profits générés par le programme seront réinvestis dans des projets de réduction de la pollution par les gaz à effet de serre de façon transparente et aideront les entreprises à demeurer concurrentielles", précise le cabinet. Le soutien à l'efficacité énergétique pour les ménages et les entreprises et le financement de systèmes de transport en commun font partie des mesures envisagées.

Avant cette annonce, le gouvernement de l'Ontario a mené une large consultation, étudiant les possibilités de lancer un marché des quotas ou une taxe carbone. "En mai 2014, 39 administrations nationales et 23 administrations infranationales avaient mis en place ou planifiaient la mise en place d'une tarification du carbone, et 27 autres administrations analysaient [cette] possibilité". Avec le marché carbone de l'Ontario, les trois quarts de la population canadienne seront couverts par un prix du carbone. Outre le Québec et Alberta, qui ont installé un marché carbone, la Colombie britannique a instauré une taxe carbone.

De l'Europe au Chili, en passant par la Corée du Sud

Ce type d'initiative se multiplie à travers le monde, comme le montre la carte publiée par la CDC Climat Recherche. L'Union européenne, la Suisse, le Kazakhstan, la Corée du Sud, plusieurs Etats nord américains (Californie, Maine, New Hampshire, Delaware, Connecticut, Massachussetts, New Jersey, New York, Rhode Island, Maryland, Vermont) et plusieurs villes japonaises (Tokyo, Saitama) ont déjà mis en place des marchés carbone. La Chine, qui expérimente depuis 2013 sept marchés pilotes d'échange de quotas d'émissions, a annoncé sa volonté de mettre en place un système national d'échange de quotas à l'horizon 2016.

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