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E5T – Tunis 2026 : L’ESG n’est plus une option

E5T – Tunis 2026 : L’ESG n’est plus une option

Le 18 avril dernier, l’université Dauphine – PSL (campus Tunis) et E5T organisaient la huitième édition de l’Université de printemps. Une question était au coeur des débats, quelle place pour les critères Environnement Social Gouvernance (ESG) dans l’économie et d’aujourd’hui et dans celle de demain ? 

Le climat impose la transformation économique 

On ne peut plus passer à côté, l’évolution du climat a pris les devants sur les politiques gouvernementales. A l’exemple tunisien, E5T a analysé les impacts du changement climatique à tous les niveaux de l’entreprise. En entrée de chaîne, les ressources et leurs disponibilités sont lourdement impactés, entre difficultés de renouvellement des stocks naturels, utilisations fossiles à outrance et difficultés d’extraction accrues. 

Modèles économiques et chaînes de valeur sont modifiées à tous les étages, les chaleurs accrues et précipitations de plus en plus violentes modifient les conditions de production et de stockage, en plus, sur le pourtour méditerranéen des problématiques liées à l’eau. C’est le constat initial qu’a posé l’Université de Printemps, avant d’aborder les conséquences positives que recèlent ces situations pourtant problématiques. 

La durabilité et la résilience comme vision économique

Intégrer les critères ESG dans les stratégies de l’entreprise n’est plus une simple opportunité de verdir son bilan ni une contrainte de remplir des cases, c’est la seule option possible pour déployer des stratégies de court, moyen et long terme qui aient du sens et transcendent chacun des acteurs de l’entreprise. L’avenir même des entreprises, et l’avenir de nos territoires passent par une intégration multi niveau des problématiques sociales et environnementales. 

L’exemple type, a démontré l’université de printemps, est celui de la prise en compte des risques. Chaque entreprise dispose de sa zone de risque, dont font partie les investissements qu’elle pose. Or chaque entreprise redéfinit sa zone de risque sous la pression du changement climatique : l’enjeu, être durable et résilient pour pallier les aléas climatiques de plus en plus nombreux et violents. 

Dans ce contexte, l’adaptation rapide est une force, comme le montre le partenariat E5T – Dauphine Tunis. Elle permet de se démarquer, de valoriser son innovation, et ce notamment sous la force d’impulsion des jeunes générations. 

La jeunesse est une force : projection et formation 

L’université de printemps E5T – Dauphine Tunis est chaque année l’occasion de mettre en avant des projets étudiants, qui démontrent que la jeunesse formée et sensibilisée est d’une force de projection sans commune mesure. Elle accueille aussi des initiatives portées par des jeunes, cette année le projet CORNICHE, un living lab dédié à l’aménagement durable du littoral du Golfe de Tunis, a attiré les regards, avec son triple objectif ESG clairement affiché. Cela démontre la capacité des jeunes Tunisiens à réfléchir et envisager leur territoire non pas de manière statique, mais tout en projections. 

Cela est permis par la formation et la sensibilisation des jeunes. C’est un terrain fertile, puisque le changement climatique est une contrainte tangible qu’ils touchent du doigt, et qu’ils souhaitent infléchir à la suite de Amina Bouzguenda Zeghal, Myriam Maestroni, Daïana Boismoreau, Mohamed Mansour et Racem Medhi. 

Rédacteur : Thaddée Mestrallet, Journaliste e5t Education 

Contribution : Daïana Boismoreau